"Pendez les blancs": la chanson d'un rappeur parisien fait scandale, le parquet de Paris ouvre une enquête

 

 

Le 17 septembre sur Youtube, le clip d'une chanson intitulée PLB pour "Pendez les blancs" a été publié. Plusieurs responsables politiques sont montés au créneau pour la dénoncer, et le parquet de Paris a annoncé ce mercredi avoir ouvert une enquête. 

 

Tout est parti d'un clip publié le 17 septembre sur la page Youtube d'un rappeur parisien relativement inconnu, Nick Conrad. Intitulé "Plb" pour "pendez les blancs", il met le rappeur en scène, et montre un homme blanc être torturé par plusieurs personnes noires, dans des scènes qui reprennent pour certaines le film American History X, où un homme noir était lynché par des néonazis américains. La vidéo, postée sur le profil officiel du chanteur, a été retirée par la plateforme depuis, mais republiée ce mercredi par des internautes.

De quoi créer l'émoi sur les réseaux sociaux et susciter l'indignation d'une partie de la classe politique. D'après nos informations, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour provocation publique à la commission d'un crime ou d'un délit, en vertu de l'article 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, ce qui est passible de 5 ans de prison et jusqu'à 45.000 euros d'amende. 

 

Ouverture d'une enquête

La polémique a d'abord été dénoncée par des responsables politiques de droite et d'extrême droite, les médias de la fachosphère ayant les premiers relayé l'information. Nicolas Dupont-Aignan, Marine Le Pen, Eric Ciotti mais aussi Christian Estrosi et Bruno Retailleau ont protesté sur Twitter, ce dernier ayant réclamé des poursuites à l'encontre du rappeur "pour incitation à la haine et provocation" et demandé le retrait de toutes les vidéos.

 

Le gouvernement condamne

Dans l'après-midi, Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, s'est aussi saisi du sujet. 

"Je condamne sans réserve ces propos abjects et ces attaques ignominieuses", a écrit le ministre sur son compte Twitter. "Mes services œuvrent au retrait sans délai des contenus diffusés. Il appartiendra à l’autorité judiciaire de donner les suites appropriées à ces odieux appels à la haine", précisait-t-il aussi. 

 

Le gouvernement a également condamné "avec la plus extrême fermeté les paroles haineuses et écoeurantes" de Nick Conrad, par la voix de son porte-parole, Benjamin Griveaux. "Ceux qui les diffusent portent une lourde responsabilité et doivent réagir au plus vite", a-t-il ajouté.

 

Le gouvernement a également condamné "avec la plus extrême fermeté les paroles haineuses et écoeurantes" de Nick Conrad, par la voix de son porte-parole, Benjamin Griveaux. "Ceux qui les diffusent portent une lourde responsabilité et doivent réagir au plus vite", a-t-il ajouté.

 

Une plainte déposée par la Licra
 

Dans la foulée, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT, Frédéric Potier, a réagi à son tour, pour annoncer qu'il avait fait un signalement au Procureur de la République de Paris "sur la base de l'art. 40 du code pénal pour incitation à la haine raciale". La Licra s'est aussi indignée et a décidé de porter plainte.

"C'est un appel au meurtre que ce texte absolument abject", estime sur BFMTV Antoine Spire, le vice-président de la Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme. 

 

D'après les informations de BFMTV, une association appelée "organisation de lutte contre le racisme anti-blanc" a elle aussi saisi le Parquet. 

 

 

 

 

 

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